Interview David Migueres

Interview David Migueres

 

1-Le Mezcal, c’est aujourd’hui à la mode, mais ça ne l’était pas il y a quelques années, comment cette intuition t’est-elle venue ?

 

J’ai senti que le vent tournait dans le monde des spiritueux et que les alcools industriels laisseraient place à l’artisanat et à la tradition. Le Mezcal fait office de fer de lance de cette tendance. En plus de ses grandes qualités organoleptiques, il représente ce que les consommateurs tendent à rechercher. Un produit naturel, des méthodes de production artisanales, et les dimensions sociales et environnementales qui le caractérisent. Après le bien manger, on arrive au bien boire !

 

2-Le marché B2B est-il suffisant pour un distributeur spécialisé comme toi ?

 

J’ai commencé par le B2B en entrant dans les meilleurs bars à cocktails de la capital et dans certains restaurants. Sur ma page internet, je recevais beaucoup de demande de consommateurs qui voulaient acheter du Mezcal pour chez eux et qui n’en trouvaient pas ou trouvaient ça trop cher ! Il me fallait une solution dans l’ère du temps et flexible, d’où mon entrée dans le catalogue de KOL !

 

3-Tu gères tes importations toi même ? Est-ce quelque chose de compliquée ?

 

Je gère toute la logistique d’importation, depuis les micro-distilleries au Mexique jusqu’à mon entrepôt à côté de Paris. Il s’agit d’une activité extrêmement compliquée, notamment les procédures Douanières au départ qui sont plutôt infernales !

 

4-Tes futures ambitions ? 

 

Mon ambition est de consolider ma position d’acteur de référence sur le marché des Mezcals artisanaux en France puis en Europe.

Aussi, nous allons continuer à développer notre gamme d’alcools Mexicains avec une marque de Tequila que nous sortons courant 2017.

 

5-Et toi dans l’histoire ? Pourquoi l’alcool plutôt que le conseil ou la finance ?

 

A la fin de mes études j’ai obtenu un CDI en stratégie dans le secteur de l’aéronautique.  Un travail certes passionnant, mais je ne me sentais pas d’y évoluer toute ma vie.

Moins de 6 mois après, j’ai troqué mon costume cravate pour une tenue plus cool et je suis partie vivre au Mexique dans les champs d’agaves ! On va dire que c’est un peu plus sympa que le quartier de la Défense !

 

 

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